Collections, Vie du musée : Les collections d’histoire naturelle se refont une beauté !

Focus sur une opération de restauration

Publié le

En ce mois de septembre notre équipe du pôle des collections s’affaire dans les réserves du musée !

En vue de nos prochaines expositions intitulées « SAUVAGE » et « CECI N’EST PAS UNE RESERVE », gestionnaire des collections, régisseur, conservateurs-restaurateurs et stagiaire entreprennent depuis plusieurs semaines de vastes opérations de préparation du chantier, avec notamment le déplacement et le déménagement des collections d’histoires naturelle, mais aussi des restaurations de spécimens !

Savez-vous que les collections d’histoire naturelle du Musée muséum, elles concentrent à elles-seules 80% des collections du musée ? Elles sont issues du monde minéral, végétal ou animal.

Focus sur la restauration et la conservation des collections

Dans le milieu muséal, la restauration d’objets, d’œuvres d’art ou d’animaux naturalisés, désigne l’ensemble des interventions et traitements réalisés afin de leur faire retrouver un état antérieur et d’en améliorer la compréhension.

Pour le Musée muséum, le processus de restauration commence par une évaluation détaillée des spécimens qui seront présentés dans les expositions, afin d’évaluer leur état de conservation et de préconiser un degré d’intervention adaptés en vue de leur restauration. Le chargé de collections rédige un cahier des charges auxquels répondent les conservateurs-restaurateurs du patrimoine, qui proposent une méthode d’intervention. Le dossier est ensuite présenté à la commission scientifique régionale des restaurations de la DRAC pour avis et une fois validé, c’est parti !

Nos spécimens, âgés de 150 à 200 ans, présentaient divers degrés de détérioration, allant de parties du corps abîmées à des problèmes de socles. 

La restauration a été confiée à deux conservateurs- restaurateurs agréés par le Ministère, spécialisés dans les Naturalia. Paul Prévostat et Astrid Gonnon ont dû suivre des protocoles stricts, utilisant des matériaux inertes pour assurer la réversibilité des opérations et préserver l’intégrité des collections, l’objectif n’étant pas de redonner aux spécimens un aspect neuf, mais de restaurer leur lisibilité tout en respectant leur valeur historique et patrimoniale.

Restauration des spécimens conservés en fluide.

Parmi les collections muséum, certains spécimens sont conservés en fluide. Le liquide dans lequel les spécimens sont plongés, est composé d’un mélange d’éthanol et de formol. Avec le temps le liquide s’évapore. « Il faut changer l’eau du bain ». Le contenant est nettoyé, un remplacement du liquide est réalisé une solution à 70 % éthanol, 30 % d’eau distillée et 1 % glycérine. .

Les opercules sont remplacés par des disques en verre, celés par du silicone et de la paraffine. Une étiquette discrète informant de la nature chimique du fluide est apposée sur le contenant.

Restauration de l’écureuil gris ou de Pallas

Pour ce spécimen, d’écureuil gris (Sciurus carolensis) le conservateur-restaurateur,, est intervenu pouraméliorer son état sans pour autant produire un faux historique et artistiqueDépoussiérage et nettoyage du pelage, consolidation de la déchirure au niveau de la queue remise en forme des phanères de la queue et coiffage des poils, changement des yeux, reprise des oreilles, teintes du pelages, traitement du socle

Avant/après restauration

Rendez-vous dès le 5 novembre pour découvrir les nouvelles expositions !