Que se passe-t-il au musée ?
Ces dernières semaines, certains visiteurs et visiteuses du Musée muséum ont été surpris·e·s de devoir abréger leur parcours de visite. En effet, le rez-de-chaussée et le sous-sol sont actuellement fermés et inaccessibles. La raison : de nouvelles expositions se préparent !
Journal d’un montage d’exposition
À l’approche de l’exposition temporaire « Sauvage » et d’un nouveau parcours de longue durée au sous-sol, le Musée muséum est en pleine effervescence.
Dans les salles d’exposition, équipes techniques, régisseurs, artisans, scénographes travaillent de concert pour donner vie à ces nouveaux parcours. Une phase essentielle et passionnante, rarement visible pour le public. Elle marque la dernière ligne droite avant l’ouverture.
Qu’est-ce que le montage ?
À l’issue de plusieurs mois de conception intellectuelle et scénographique, le montage représente la phase préparatoire destinée à installer les éléments mobiliers, les œuvres et graphisme d’une exposition. Cette phase intervient juste avant l’ouverture au public. Le projet d’exposition prend physiquement forme pour construire le parcours de visite.
Pendant plusieurs semaines, l’équipe du musée et les entreprises partenaires s’emploient à :
- Préparer les espaces d’exposition (nettoyage des sols et des murs, peinture, installation d’une structure porteuse au plafond, pose de cloisons ou de podium, etc.).
- Organiser le transport, l’arrivée des collections d’histoire naturelle
- Accueillir, répartir et installer les spécimens dans les espaces d’expositions
- Mettre en place la scénographie et les ambiances de chaque espace
Focus sur quelques étapes invisibles que nous avons envie de partager avec vous !
Un bazar organisé
Le montage, c’est aussi savoir faire cohabiter plusieurs chantiers à la fois : peintures, menuiserie, transformation des espaces, gestion du mobilier (entreposer les socles, les vitrines, etc.), régie des œuvres et des spécimens.
Le transfert des collections
Vous avez peut-être pu observer un drôle de manège dans le Parc de la Pépinière.
Ce sont environs 800 naturalia, mammifères et oiseaux naturalisés, collections en fluides qui ont été déplacés de notre réserve externalisée au musée. Une logistique minutieuse est requise pour assurer le départ, le transport et l’arrivée en bon état des spécimens. L’équipe du musée doit faire preuve d’une grande prudence afin qu’aucun spécimen ne soit endommagé. C’est un véritable défi de déménager des animaux encombrants de formes et de tailles variées comme le zèbre, un ours ou un massacre de buffle ou encore le crâne d’un éléphant …
Astuce de montage : Les fantômes sont au musée. Derrière ce terme poétique et mystérieux se cache des patrons à échelle 1 des spécimens, des illustrations et textes de salles. Ils sont placés au préalable dans l’espace d’exposition afin de visualiser et de déterminer leur mise en espace, leur positionnement.
Les jours à venir seront consacrés au peaufinage de l’exposition avec à la mise en espace des spécimens, des œuvres, des dispositifs de visite, l’installation des cartels la création d’un éclairage sur mesure.
Mais quelles expositions pouvons-nous bien préparer en ce moment ?
En parallèle de la production de l’exposition temporaire SAUVAGE, le Musée muséum rénove la muséographie du sous-sol autour des collections d’histoire naturelle en posant la question des rapports de nos sociétés humaines au monde animal.
“COHABITER : petite histoire de nos relations aux vivant”, un nouveau parcours permanent, trois thématiques à explorer !
Du sauvage au domestique
Cette partie retrace l’histoire des domestications animales comme l’une des transformations majeures des relations entre les humains et le vivant. Du loup devenu chien aux animaux d’élevage issus de la révolution néolithique, l’exposition montre comment certaines espèces ont progressivement été intégrées aux sociétés humaines à travers des interactions complexes, parfois involontaires, mêlant sélection, coopération, domination et exploitation.
Menaces sur le vivant
Ici le parcours aborde l’une des grandes questions de notre époque : la sixième extinction massive du vivant sur laquelle s’accorde les scientifiques du monde entier. À travers des spécimens remarquables, des objets historiques et des exemples puisés aussi bien dans les Alpes que dans le reste du monde, elle met en lumière les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur le vivant. Cette section rappelle enfin que les humains dépendent étroitement du bon fonctionnement des écosystèmes pour se nourrir, se soigner, réguler le climat ou maintenir des milieux habitables. Elle invite ainsi à réfléchir à la place de notre espèce dans le vivant : à la fois principale responsable de cette crise de la biodiversité et directement concernée par ses conséquences
Ceci n’est pas une réserve
Une reconstitution de réserve patrimoniale est aménagée dans la continuité du parcours au sous-sol pour partager aux publics le lancement d’un vaste chantier de relocalisation des collections visant à améliorer les conditions de conservation des fonds d’histoire naturelle. Les réserves font partie du musée au même titre que les salles d’exposition. C’est dans ces lieux de conservation que se joue la mission fondamentale du musée : protéger pour transmettre. Au musée muséum, 80% des collections relevant du fonds d’histoire naturelle. Vous pourrez y observer les ensembles impressionnants de chouettes, hérons, perdrix, souimangas, colibris, nids… Et des animaux de la savane tels que le buffle ou le zèbre.
Dans ces réserves reconstituées, suivez le parcours Ceci n’est pas une réserve pour découvrir quelques aspects de la vie des collections en coulisses et le travail de conservation.
Un parcours pour découvrir la richesse des collections d’histoire naturelle du musée et vivre l’ambiance des coulisses du musée, en déambulant dans ces réserves « reconstituées ».
À découvrir en visite dès le 23 octobre 2026.
Venez vivre expérimenter en atelier
« Petit taxidermistes » le 27 octobre à 15h00, sur inscription
« Expert du musée : la conservation », le 29 octobre à 15h00, sur inscription
Rendez-vous le jeudi 5 novembre à 18h pour l’inauguration du nouveau parcours du d’histoire naturelle et de l’exposition temporaire « sauvage » au musée muséum départemental.
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Nettoyer du sol au plafond. -
Mise en ambiance, créer le décor -
Mise en ambiance, créer le décor -
Transformer les salles -
Fabriquer cloisons, socles, podiums -
Déménager les spécimens -
Déménager les spécimens -
Déménager les spécimens -
Un bazar organisé -
Un bazar organisé : à la queue leu leu. -
Un bazar organisé -
Un bazar organisé -
Installation de fantômes et mesures -
Mise en expostion -
“Cohabiter: petite histoire de nos relation au vivant” -
“Ceci n’est pas une réserve”
Ce chantier de mise en exposition est réalisé par l’équipe technique et de régie des oeuvres du musée avec l’appui d’entreprises partenaires :
- Conception scénographique, graphique et éclairage : Claudine Bertomeu, scénographe et Marion Giraudot, scénographe et graphiste, Camille Mauplot, éclairagiste
- Peinture Spinelli Bâtiment
- Impression et signalétique France Impression
- Mobilier muséographique et vitrines Acroplast, Valérie Verger, Collectif La Coulisse, Christian Filipucci, Axel Fage, Guillaume Fabre et Alice Ventalon(menuisiers et menuisière), Atelier DR Agencement
- Travaux de structure BâtiRénov