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Âge du bronze

AVIS AUX PUBLICS

Les collections présentées sur cette page, bien que faisant partie du fonds permanent du Musée muséum départemental, sont susceptibles de ne pas être exposées lors de votre visite.
N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement complémentaire.

AGE DU BRONZE (protohistoire – environ 1800-750 av. J-C)

AGE DU BRONZE (protohistoire – environ 1800-750 av. J-C)

Connue au Moyen-Orient dès le IXe millénaire, la métallurgie du bronze (alliage de cuivre et d’étain) ne pénètre en Europe occidentale qu’au début du IIe millénaire av. J.-C. Le cuivre est utilisé à l’état pur depuis la fin du Néolithique. Dès 1800 av. J.-C., le métal appartient totalement à la vie quotidienne (présence d’une mine de cuivre, entre autres sites, celui de Saint-Véran), bouleversant la hiérarchie des sociétés et favorisant la création de castes. Les producteurs agricoles du néolithique perdent leur prestige au profit des métallurgistes. Les rites d’inhumation se modifient également : les sépultures individuelles se développent de plus en plus. Le mort est accompagné de toutes ses richesses : armes, parures, bijoux.

Le mobilier métallurgique du Bronze Final (environ 1150-750 av. J.-C.), mis à jour depuis un siècle et conservé au Musée Muséum départemental à Gap, a acquis une réputation internationale. Cette renommée est essentiellement bâtie sur les dépôts découverts à Réallon, Bénévent et Guillestre, dont une partie des vestiges est aujourd’hui dans d’autres musées de France. Ils sont à peu près contemporains et contiennent tous le même mobilier de prestige : torques, phalères, ceintures et bracelets.
Les torques, qui sont des colliers rigides, se portaient autour empilés les uns sur les autres, par taille décroissante, et étaient solidarisés entre eux par des brides.

Les phalères, petits disques de métal, se fixaient sur le support semi-rigide et résistant comme le cuir ou le tissu. Les plus grandes servaient de protection, les autres de boutons.

Les ceintures de bronze sont des parures articulées très complexes dont la valeur financière et symbolique était très importante. Le nombre des pièces peut dépasser la centaine d’éléments. Elles se composent de deux parties : la ceinture et les pendeloques ; vraisemblablement fixées aux vêtements en raison de leur poids. Leurs décors géométriques, rouelles, cercles, zigzags, sont très finement ciselés et témoignent d’une grande maîtrise. Ces motifs sont porteurs d’une symbolique culturelle.

La parure des Truquets à Réallon

Découverte en 1932, la parure dite des Truquets à Réallon comporte 238 éléments en bronze datés de la fin de l’Age du Bronze (850 à 700 av. J.-C. environ)
Ce dépôt d’objet en bronze est composé de 5 appliques hémisphériques à bouton et bélière, 1 perle annulaire carénée à décor incisé, 1 torque aux extrémités aplaties et enroulées muni d’un serpentin supportant des anneaux, 1 torque à tige torsadé aux extrémités aplaties et enroulées muni d’un serpentin supportant des anneaux, 1 torque aux extrémités aplaties et enroulées à décor incisé, 18 torques à tige torsadée aux extrémités aplaties et enroulées, 1 tablier articulé à pendeloques semi-circulaires, 2 pendentifs articulés à pendeloques lancéolées.

L’étude de ces assemblages d’objets en bronze, notamment celui de Réallon permet de reconstituer un costume vraisemblablement féminin.

Le site du conseil général

Musée Muséum départemental
6 avenue Maréchal Foch
05000 GAP     Tél. : 04 92 51 01 58