Musée

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Strasbourg

C'est en 1722 que sont fabriquées les premières faïences de Strasbourg.

Charles-François Hannong, né à Maastricht (Pays-Bas), y installe sa fabrique. En 1724, il en construit une deuxième à Hagueneau dans le Bas-Rhin.

En 1732, son fils, Paul-Antoine reprend rapidement la tête des deux manufactures qu'il dirige pendant vingt-huit ans.

Venant de Meissen (Allemagne), les frères Loewenfinck lui apportent les techniques du petit feu (décor sur émail cuit). En 1750, Paul Hannong confie à l'aîné, Adam-Frédéric, la direction de la fabrique de Hagueneau. Les peintres Gorrlich Roth et Joseph-Jacob Ringler le rejoignent. Dès lors, ce ne sont plus les rouges de fer qui sont utilisés dans le décor floral mais le pourpre de Cassius, du nom du chimiste Andréas Cassius qui l'inventa à Leyde (Pays-Bas). Désormais, la fleur au naturel ou fleur fine, souvent inspirée de gravures de naturalistes allemands, va s'épanouir à profusion sur les faïences de la fabrique de Hannong.

En 1754, malgré d'incessantes recherches et de très originales innovations dans la forme (trompe-l’œil, cartels, consoles murales, figurines de toutes sortes), d'énormes tracasseries administratives contraignent Paul Hannong à transférer hors de France, à Frankenthal (Allemagne), la fabrique de porcelaine fondée à côté de la fabrication de faïences. En 1757, il la confie à son fils Charles puis, à la mort de ce dernier, en 1759, au fils de Charles, Adam.

Paul Hannong meurt en 1760. En 1781, la faillite de l'entreprise met fin aux productions de Strasbourg et de Hagueneau.

Le Musée Muséum départemental présente neuf pièces très représentatives de la production de Strasbourg. De 1722 à 1743, celle-ci fut de grand feu en camaïeu bleu, à décor de lambrequins, de galons, évoluant vers le décor au petit feu qui caractérise son apogée où triomphe le décor floral soit chatironné de noir, et souvent utilisant des fleurs et des feuillages non identifiés, soit composé de fleurs aux contours non cernés, dites fleurs fines.

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