Musée

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MON COCHON FAIT MAISON: Gérald de Viviés

Comment mes cochons sont arrivés au Musée Muséum départemental des Hautes-Alpes ?
Depuis 2003, le Musée et moi sommes liés par des interventions et des travaux photographiques.
De la technique à l'artistique, de travaux personnels en commandes, nos regards et intérêts se croisent. Lorsque, à l'hiver 2008/2009, je commence un reportage sur le thème de l'abattage familial du cochon, celui-ci suscite l'intérêt du musée par sa démarche patrimoniale. Un an plus tard naît une commande pour continuer en profondeur ce travail dans les Hautes-Alpes.
Le voici ici présenté.

Charcuterie traditionnelle et abattage familial dans les Hautes-Alpes
De 2009 à 2012, au début de chaque hiver, je parcours des fermes à la rencontre d'hommes et de femmes qui pratiquent encore l'abattage de leurs animaux. Je m'invite chez eux en cherchant à me faire accepter comme un ethnologue. Je tente de me faire le plus invisible possible de façon à ce que ma présence n’ait aucune influence sur le cours des choses tout au long de ces journées d’abattage et de transformation de la viande.
Je photographie.
Je photographie pour communiquer.

Ma démarche implique l'homme dans une de ses activités naturelles : l’abattage du cochon dans le cadre familial.
Mon souhait n'est pas de donner à voir le coté folklorique ou brut de ce type d'activités. Il est au contraire celui de mettre en valeur la survivance de ce savoir-faire, sa transmission encore effective aujourd'hui et aussi le respect des animaux élevés précisément dans le but de nourrir la famille.

L’objectif de mon engagement : montrer que
- même si la nourriture est une des ressources primordiales de notre corps, de notre santé et celle de nos enfants, elle est un enjeu de taille ;
- si la mort des bêtes est une condition nécessaire pour que la viande arrive toujours dans nos assiettes, nous pouvons faire le choix de rester indépendants de la grande distribution et de l'industrialisation de la nourriture ;
- face à la course effrénée que se livrent les industriels de la bouffe et les semenciers, il faut privilégier, tant que nous en sommes capables, l'abattage du cochon en famille et l'échange de variétés anciennes de légumes, ces activités étant, l'une et l'autre, autorisées sous certaines conditions.

Gérald de Viviès.
Avril 2013

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